La fraude à l’assurance : un problème qui nous coûte à tous
La fraude à l’assurance est souvent perçue comme un simple écart ou une tentative “sans grande conséquence”. En réalité, son impact est bien concret. Ce n’est pas un acte sans victime : ce sont l’ensemble des assurés qui en supportent le coût, directement ou indirectement.
Chez Lidiassur, nous constatons chaque jour à quel point la confiance, la transparence et l’exactitude des informations sont essentielles au bon fonctionnement de l’assurance. Lorsqu’un dossier est déclaré honnêtement, l’indemnisation peut être analysée de manière plus rapide, plus juste et plus efficace. À l’inverse, lorsqu’une fraude intervient, elle fragilise tout le système.
Chiffres clés de la fraude à l’assurance en Belgique
En 2024, 7 169 cas de fraude avérée ont été détectés, pour un montant total de 147,5 millions d’euros. Les dossiers concernaient principalement les assurances auto, les assurances incendie et les assurances accidents du travail, trois branches majeures de l’assurance non-vie.
Ces chiffres sont déjà élevés, mais ils ne reflètent qu’une partie du phénomène. Les estimations du secteur indiquent que 5 à 10 % des indemnisations versées pourraient être liées à des fraudes non détectées. Cela représente plusieurs centaines de millions d’euros par an.
Le problème est simple : les primes d’assurance sont calculées en fonction des risques réels et des coûts supportés par les assureurs. Lorsque ces coûts augmentent à cause de sinistres inventés, exagérés ou appuyés par de faux documents, cette charge finit par se répercuter sur l’ensemble des contrats. En pratique, un ménage peut supporter jusqu’à 150 euros de plus par an en raison de la fraude commise par une minorité.
La fraude à l’assurance pénalise d’abord les assurés honnêtes.
Quelles sont les formes les plus fréquentes de fraude ?
La fraude à l’assurance ne se limite pas à l’invention totale d’un sinistre. Elle peut prendre plusieurs formes, parfois plus subtiles.
Sinistre exagéré
Il s’agit d’un événement réel, mais dont le montant des dégâts est volontairement gonflé. Par exemple, ajouter à la déclaration des biens qui n’ont pas été endommagés ou majorer artificiellement le coût des réparations.
Omission ou dissimulation d’informations
Certaines fraudes apparaissent dès la souscription ou en cours de contrat. Ne pas signaler une modification importante du risque, cacher certaines circonstances ou fournir une description incomplète peut avoir des conséquences importantes.
Documents falsifiés
Factures modifiées, photos trompeuses, certificats inexacts ou attestations falsifiées : ce type de pratique est pris très au sérieux, car il vise à influencer la décision de l’assureur sur base d’éléments inexacts.
Sinistre inventé
C’est la forme la plus évidente de fraude : déclarer un vol, un dégât ou un accident qui n’a jamais eu lieu dans le but d’obtenir une indemnisation.
Quelles conséquences en cas de fraude avérée ?
Les conséquences peuvent être lourdes, bien au-delà du seul dossier concerné.
L’assureur peut refuser l’indemnisation liée au sinistre. Dans certaines situations, le contrat peut également être résilié ou annulé selon les circonstances du dossier. L’assuré peut ensuite rencontrer de grandes difficultés pour retrouver une couverture auprès d’un autre assureur, ce qui complique durablement sa situation.
Dans les cas les plus graves, lorsque des faux, des manœuvres trompeuses ou une intention frauduleuse sont établis, des poursuites judiciaires peuvent aussi être engagées.
Il est important de rappeler qu’une erreur involontaire et une fraude intentionnelle ne relèvent pas de la même logique. C’est précisément pour cette raison qu’il faut toujours déclarer les faits de manière complète, claire et documentée. En cas de doute, mieux vaut demander conseil avant d’envoyer un dossier incomplet ou imprécis.
Comment déclarer un sinistre correctement ?
Une déclaration de sinistre bien préparée permet d’éviter les malentendus et de protéger vos droits.
Les bonnes pratiques à adopter
- décrire les faits avec précision, sans minimiser ni exagérer
- communiquer les dates, circonstances et dommages constatés
- transmettre des documents exacts et lisibles
- conserver les preuves utiles : photos, factures, devis, attestations
- signaler toute évolution importante liée au risque assuré
- prévenir rapidement votre courtier ou votre assureur
Ce qu’il faut éviter absolument
- “arrondir” le montant du dommage pour être mieux indemnisé
- ajouter des objets ou dommages non concernés
- modifier un document justificatif
- taire un élément important en pensant qu’il est secondaire
Un sinistre bien déclaré n’a pas besoin d’être “embelli” pour être défendable. Au contraire, plus votre dossier est cohérent et transparent, plus il est facile à traiter sereinement.
Pourquoi l’honnêteté protège aussi l’assuré
L’assurance repose sur un principe d’équilibre collectif. Chacun paie une prime pour être protégé si un événement couvert survient. Si ce mécanisme est détourné, les coûts augmentent, les contrôles se renforcent et la confiance diminue. À long terme, tout le monde y perd.
L’honnêteté reste donc la meilleure protection. Elle permet d’obtenir un accompagnement adapté, d’éviter les contestations inutiles et de maintenir des primes plus justes pour tous. C’est aussi la meilleure manière de préserver une relation saine avec son courtier et son assureur.
Chez Lidiassur, notre rôle est d’accompagner nos clients avec sérieux et clarté. Nous défendons leurs intérêts, mais cette mission ne peut être remplie efficacement que sur la base d’informations exactes, complètes et sincères. La transparence n’est pas une contrainte : c’est la condition d’une assurance fiable, équitable et durable.
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